Montag, 27. März 2017

Au cœur de l’atelier : Tina Born

Dans les années 1971-72, la salle centrale de l’ancien atelier rue Käuzchensteig fut divisée en huit petits ateliers et louée à des artistes. Notre série d’articles « Au cœur de l’atelier » vous en présente quelques un(e)s.
Tina Born et son œuvre Pantograph à l'atelier rue Käuzchensteig. Photo: Mathias Hornung, 2008
Tina Born illustre comme peu d’autres le dynamisme exceptionnel de la scène artistique berlinoise. Née en 1963 à Francfort, elle étudie les Beaux-Arts de 1988 à 1996 à l’Université des Arts de Berlin. Elle devient membre en 1996 du groupe d’artistes « Stadt im Regal », qui travaille sur « la transformation de la ville, l’architecture et l’habitation »[1] et participe à différents projets artistiques. De 2000 à 2002, elle enseigne à l’Université de Cologne, puis à partir de 2014 à l’Université du Bauhaus de Weimar, en collaboration avec Elfi Fröhlich. Ses nombreux séjours et voyages d’études à l’étranger ont fait d’elle une artiste mondialement reconnue, comme en témoigne sa participation à des expositions aussi bien sur la scène nationale qu’internationale. Tina Born travailla de 2006 à 2011 à l’atelier rue Käuzchensteig. Cette interview offre un aperçu de sa création artistique et de ses années à l’atelier.

Kunsthaus Dahlem : Tina Born, merci d’avoir accepté cette interview avec la Kunsthaus. Commençons par votre travail à l’atelier: comment s’est passé votre séjour sur place ? Pouvez-vous nous en dire plus sur l’œuvre « Pantograph » que vous avez créée durant cette période ?

Déjà en 2008 lors de ma première visite de la salle, dotée de dimensions impressionnantes, il était clair pour moi que j’y travaillerais en utilisant cet espace. Lorsque la commission du BKK Atelierbüro[2] m’a choisie, je ne pouvais plus contenir ma joie. Lors de ma candidature, j’avais déjà développé un projet pour cet atelier très spécial, qui décrivait le genre de travail que je me voyais y mener. Travailler avec un espace donné, cela ne signifie pas seulement aborder ses particularités architecturales, mais le lieu dans toute sa complexité, son histoire, ses changements et son environnement. Dès le début, j’ai passé beaucoup de temps dans cet atelier, afin de pouvoir m’y intégrer.
 J’ai fait l’expérience du lieu et de son environnement, de la forêt, à différentes saisons, à différentes heures et avec des lumières différentes, je connaissais ses bruits, son odeur et même certains animaux. Derrière le bâtiment habitait une famille de renards et de temps en temps un écureuil ou un oiseau faisait son apparition dans l’atelier. Aussi longtemps que le temps le permettait, le portail d’entrée, cette gigantesque porte en chêne, était grand ouvert, ce qui me donnait le sentiment de travailler de manière très libre. C’était tout simplement fantastique pour moi. Je n’ai aucun problème avec l’isolement, même la nuit ou lorsque la nuit tombe vite, je me sentais toujours très bien dans cette salle, « seule dans les bois ». Au-delà de ça, l’atelier de la rue Käuzchensteig était un atelier de sculpture exceptionnellement bien équipé, avec des grues, une lumière parfaite et bien sûr énormément de place pour le déploiement de mes travaux.
Pantograph. Photo: Silke Helmerdig, 2008
J’ai très vite commencé à concevoir mon travail en  grande dimension et je voulais m’affirmer par rapport à l’espace. Comme nous le savons, l’édifice a été érigé pendant la  période nazie. A l’époque, je me suis souvent demandé si les lieux pouvaient avoir un bon ou un mauvais karma. L’histoire du lieu est liée au contexte du régime nazi, de la dictature, de la censure, de l’ art politique, de la collaboration, de conceptions absurdes et délirantes – un mélange extrêmement intéressant pour l’artiste que je suis.
 D’une part, il y a le coté enchanteur et idyllique du lieu tel que je l’ai perçu, mais aussi le caractère mondain, imposant et muséal d’une salle lumineuse de dix mètres de haut, semblable à un hall, décorée en partie de marbre ou de chêne, qui ont eu une grande influence sur moi. D’autre part, il est indéniable qu’une ombre plane sur l’ensemble. En pensant au sculpteur et artiste nazi Arno Breker, l’histoire du lieu et le type de travail que je voulais y développer, je voulais à tout prix éviter une démarche didactique, superficielle ou accrocheuse.
 Je pense qu’il m’a été très bénéfique d’avoir le temps de me laisser imprégner par l’espace. Le résultat, l’installation « Pantograph »[3], est pour moi un travail qui commence par soulever des questions et se révèle ensuite peu à peu au visiteur. Il exprime l’ambiguïté du lieu. L’intérieur et l’extérieur peuvent être perçus grâce aux surfaces transparentes et miroitantes, l’installation et le lieu ne font plus qu’un et peuvent, par leurs différentes facettes, influencer le visiteur. Il n’y a rien d’envahissant, de tonitruant, plutôt une sorte de clarté et de calme « zen », et en même temps quelque chose de tranchant, comme une coupure au scalpel.

De l’installation au collage, de la sculpture au dessin… Votre travail se distingue par une grande diversité de matériaux et de techniques. Pourriez-vous nous expliquer ce choix ? La sélection d’un mode d’expression particulier vous est-elle particulièrement chère et pourquoi ?

Le choix du mode d’expression est bien sur très important, plus exactement le message ou l’ambiance que celui-ci transmet. Lors de l’élaboration d’une œuvre, je ne commence pas par penser au matériel mais à l’idée, au thème, et je me demande ensuite quels matériaux seraient les plus appropriés. Je suis parfois aussi dans des situations où je ne peux pas me permettre ce luxe. Je dois alors utiliser ce que j’ai à disposition. C’est ainsi que m’est venue l’idée des collages de plans de Paris avec des citations par exemple. 
 Pour moi, l’acte artistique est très lié à l’appropriation d’un certain savoir par l’artiste. J’aime beaucoup me documenter, remonter dans le temps et travailler sur un sujet. Je me rapproche peu à peu de l’œuvre de manière analytique et sémantique, parfois je commence par écrire l’œuvre avant de la réaliser, mais il est très important pour moi que l’œuvre parle d’elle-même. Lorsqu’un travail est complètement expliquable et « interprétable », il ne présente plus aucun intérêt.

Votre art semble être intimement lié à la nature – vous utilisez des matériaux tels que le bois, l’argile, les plumes, les souches ou feuilles d’arbre, vous vous inspirez de motifs naturels comme le soleil ou les toiles d’araignée et vous installez même certaines de vos œuvres en pleine nature. Comment décririez-vous la relation entre la nature et votre pratique artistique ?

Je réalise parfois des travaux dans des lieux ruraux et reculés, sans disposer de gros moyens financiers, d’un atelier, d’un(e) assistante(e) ni même d’outils adaptés… Je travaille alors avec ce que je trouve : quelques palmiers entre lesquels est tendue une toile d’araignée, ou des feuilles d’arbre que je poinçonne pour y inscrire un message.
  Il s’agit moins de la nature en elle-même que de ce qu’elle symbolise : le soleil comme toute-puissance, la souche d’arbre comme mémento mori… Mon cadre de vie est très citadin, mais l’art me porte parfois vers des régions qui n’appartiennent pas à mon quotidien: dans le passé, vers des contenus qui n’attirent pas souvent l’attention ou sont isolés dans des lieux reculés, autant au sens propre que figuré.
Kunsthaus Dahlem. Photo: Tina Born, 2009
Dans votre œuvre « Horses » vous citez l’écrivain tchèque Bohumil Hrabal (1914-1997), dans « D&G » le philosophe français Gilles Deleuze, dans « Grand Anse » le texte de la chanson « I’m not done » de Fever Ray… Quel rôle jouent la philosophie ainsi que d’autres formes d’art, comme la musique ou la littérature, dans votre production artistique ?

En fait, tout ce qui attire mon attention, me touche ou m’occupe, peut se retrouver évoqué dans mon travail : la strophe d’un poème, une chanson, une observation dans l’espace urbain (comme le dispositif de protection des bâtiments que j’ai remarqué sur certains façades parisiennes et qui m’a inspirée l’œuvre « Cloture »), un lieu, une biographie telle que celle de Sarah Winchester (1840-1922), qui réhabilita une propriété très particulière… Mon approche a peut-être quelque chose d’encyclopédique.

K.D : Indonésie, Espagne, Etats-Unis, Namibie… Depuis le début de votre carrière, vous avez eu l’occasion d’effectuer de nombreux voyages et séjours d’études à l’étranger. Lequel de ces voyages vous a le plus influencée sur le plan artistique et pourquoi ?

T.B : Impossible de n’en choisir qu’un. Lors de mon premier voyage d’études, j’ai trouvé difficile de réaliser un travail avec un temps et  des moyens limités. Certains séjours m’ont permis de réaliser des travaux dont je fus ensuite très satisfaite, dans d’autres endroits  il était quasiment impossible de travailler. Il faut parfois choisir entre visiter le pays ou rester sur place et travailler. Il peut être possible de faire les deux, mais pas toujours.

Pour plus d’informations sur Tina Born et son travail à la Kunsthaus:

[1] Source: site internet de « Stadt im Regal » http://www.stadtimregal.de/deutsch/sir/sir-about.html (allemand)
[3] Instrument que des artistes, comme Arno Breker par exemple, employaient pour faire des agrandissements de dessins ou de petits modèles

Donnerstag, 23. März 2017

Mitten im Atelier - Tina Born

In den Jahren 1971-72 wurde der große zentrale Raum des ehemaligen Atelierhauses am Käuzchensteig in acht kleinere Atelierräume unterteilt, um an KünstlerInnen vermietet zu werden. In unserer Reihe „Mitten im Atelier“ stellen wir einige dieser KünstlerInnen vor.
 
Tina Born und ihr Werk Pantograph im Atelier am Käuzchensteig. Foto: Mathias Hornung, 2008
Wie wenig andere KünstlerInnen spiegelt Tina Born die hervorragende Dynamik der Berliner Kunstszene wider. 1963 in Frankfurt geboren, studiert sie von 1988 bis 1996 Bildende Kunst an der Universität der Künste Berlin. 1996 wird sie Mitglied der Künstlergruppe Stadt im Regal, die sich mit „Stadtumbau, Architektur und Wohnen“[1] auseinandersetzt und an unterschiedlichen künstlerischen Zusammenarbeiten beteiligt ist. Von 2000 bis 2002 bekommt sie eine Lehrtätigkeit an der Universität Köln und ab 2014 in Zusammenarbeit mit Elfi Fröhlich einen Lehrauftrag an der Bauhaus-Universität Weimar. Ihre zahlreichen Aufenthalte und Arbeitsreisen ins Ausland haben sie zu einer weltweit anerkannten Künstlerin gemacht, was ihre bundesweite Teilnahme an Ausstellungen und auf internationaler Ebene verdeutlicht. Von 2006 bis 2011 arbeitete Tina Born im Atelier am Käuzchensteig. Das nachfolgende Interview gibt einen Einblick in ihr künstlerisches Schaffen und die Zeit im Atelier. 

Kunsthaus Dahlem: Tina Born, vielen Dank, dass Sie sich Zeit für dieses Gespräch nehmen. Wir beginnen schon mit Ihrer Arbeit im Atelier am Käuzchensteig: Wie würden Sie Ihre Zeit vor Ort beschreiben? Können Sie uns mehr über Ihr dort geschaffenes Werk „Pantograph“ sagen? 

Tina Born: Schon 2008 bei der ersten Besichtigung des Raumes mit seinen beeindruckenden Dimensionen war mir klar, daß ich an dem Ort auf jeden Fall raumbezogen arbeiten würde. Als sich die Auswahlkommission des BBK Atelierbüros[2] für mich entschied, konnte ich mein Glück kaum fassen. Ich hatte schon bei der Bewerbung für diesen speziellen Atelierraum ein Konzept mit angefügt, welche Art von Arbeiten ich mir dort vorstellen konnte. Mit dem Raum arbeiten heißt ja nicht nur, auf seine architektonischen Besonderheiten einzugehen, sondern den Ort in seiner Komplexität, seiner Geschichte, Veränderung und Umgebung zu erfassen. Ich verbrachte von Anfang an sehr viel Zeit in der ehemaligen Steinhalle, so daß ich mich in diesen ziemlich abgeschiedenen Ort im Grunewald „einfühlen“ konnte. 
  Ich erlebte den Raum und seine Umgebung, den Wald, zu verschiedenen Jahres- und Tageszeiten und Lichtbedingungen, kannte seine Geräusche, seinen Geruch und sogar einige Tiere. Hinter dem Gebäude wohnte eine Fuchsfamilie, ab und zu kam ein Eichhörnchen vorbei oder Vögel flogen ins Atelier. Solange es die Temperaturen zuließen stand das Eingangsportal, diese gigantische Eichentür, weit offen, so daß ich das Gefühl hatte, lediglich überdacht, im Freien zu arbeiten. Für mich war das einfach phantastisch. Ich habe kein Problem mit Abgeschiedenheit, auch nachts oder wenn es früh dunkel wurde, fühlte ich mich „allein im Wald“ in dieser Halle immer sehr wohl. Abgesehen davon war das Atelier im Käuzchensteig ein hervorragend eingerichtetes Bildhaueratelier, mit Lastenkran, perfektem Licht und natürlich immens viel Platz zur Entfaltung.
 

Pantograph. Foto: Silke Helmerdig, 2008
Ich begann sehr schnell, was meine eigene Arbeit anbelangt, in größeren Abmessungen zu denken und wollte mich auch dem Raum gegenüber behaupten. Wie wir wissen, ist die Entstehung des Ateliergebäudes mit der Nazi-Zeit verbunden. Ich habe mich damals öfter gefragt, ob Orte ein böses oder gutes Karma haben können. Die Geschichte des Ortes ist in einem Kontext von Nazi-Regime, Diktatur, Gewalt, Zensur, Staatskunst, Mitläufertum und Wahnvorstellungen zu sehen - für mich als Künstlerin eine extrem interessante Mischung. 
 Einerseits diese Verwunschenheit und Idylle des Ortes, so wie ich ihn damals empfand, auch die Mondänität, Imposanz und Musealität eines hallenartigen, lichten, zehn Meter hohen, teilweise mit Marmor und Eiche ausgestatteten Raums hatten ihre Wirkung. Andererseits lag aber unleugbar dieser Schatten über dem Ganzen. Beim Nachdenken über die Geschichte des Ortes und über den Staatskünstler und Bildhauer Arno Breker und darüber, was für eine künstlerische Arbeit ich dazu entwickeln könnte, wollte ich unbedingt vermeiden, mich dem Ganzen didaktisch oder vordergründig, plakativ zu nähern.   
 Ich denke, mir kam sehr zugute, daß ich wirklich Zeit hatte, den Ort auf mich wirken zu lassen. Das Ergebnis, die Installation „Pantograph“ [3] ist für mich eine Arbeit, die zunächst Fragen aufwirft und sich langsam erschließt. Sie bringt die Widersprüchlichkeit des Ortes zum Ausdruck. Außen - und Innenraum sind auf Grund der spiegelnden bzw. transparenten Flächen sinnlich erfahrbar, die Installation und der Ort werden zu einer Einheit und können mit ihren vielen Facetten auf den Betrachter wirken. Es gibt nichts Aufdringliches, nichts lautes, eher so eine fast zen-artige Ruhe und Klarheit und gleichzeitig etwas Trennendes, wie so ein scharfer Schnitt mit einem Skalpell.  
 
K.D: Von der Installation zur Collage, von der Skulptur zur Zeichnung: Die umfangreiche Vielfalt von Materialen und Techniken ist ein zentrales Merkmal Ihrer Arbeit. Wie würden Sie diese Auswahl erklären? Ist Ihnen eine bestimmte Ausdrucksweise besonders wichtig und warum? 

T.B: Eine bestimmte Ausdrucksweise ist mir natürlich wichtig. Genauer gesagt eine inhaltliche Aussage oder eine bestimmte Stimmung. Bei der Entstehung einer Arbeit nähere ich mich nicht vom Material, sondern thematisch und von der Idee her und überlege dann, welche Materialien am besten passen könnten. Manchmal bin ich aber auch in der Situation, wo ich mir diesen Luxus nicht erlauben kann. Dann muss ich einfach nehmen, was da ist. So entstanden beispielsweise die mit Textzitaten collagierten Stadtpläne in Paris.
 Für mich hat Kunst-machen sehr viel mit Wissensaneignung zu tun. Ich recherchiere sehr gerne, gehe zeitlich zurück und arbeite da für mich etwas auf. Ich nähere mich einer Arbeit zwar eher analytisch und über die Sprache, manchmal schreibe ich auch erst über eine Arbeit bevor ich sie realisiere, aber es ist mir sehr wichtig, daß die Arbeit für sich, also ohne Worte, stehen kann. Wenn eine Arbeit komplett deut- und erklärbar ist, ist sie tot. 

K.D: Ihre Kunst scheint mit der Natur eng verbunden zu sein – Sie benutzen Stoffe wie Holz, Baumstumpf, Ton, Feder oder Blätter, stellen Tiere und natürliche Elemente wie Sonne oder Spinnennetz dar und setzen manche Werke direkt in der Natur um. Wie würden Sie das Verhältnis zwischen Natur und Ihrer Kunst beschreiben? 
 
T.B: Ich realisiere manchmal Arbeiten in ländlichen, abgelegenen Orten, ohne über größere finanzielle Mittel, Atelier, Werkstatt, Helfer oder spezielles Werkzeug zu verfügen. Dann arbeite ich mit dem, was da ist: ein paar Palmen zwischen denen ich ein Netz spanne oder Baumblätter, in die ich meine Botschaft stanze. Es geht weniger um die Naturhaftigkeit, sondern um das Symbol, um die Metapher. Die Sonne als Allmachts-, der Baumstumpf als Memento Mori... Tatsächlich lebe ich völlig urban, mein tägliches Umfeld ist großstädtisch, aber in der Kunst zieht es mich offensichtlich in Regionen, die außerhalb meiner Alltagsrealität liegen: in die Vergangenheit, zu Inhalten, die mitunter wenig Beachtung finden oder im Verborgenen schlummern und an entlegene Orte im wörtlichen wie übertragenen Sinn.

Kunsthaus Dahlem. Foto: Tina Born, 2009
K.D: In Ihrem Werk „Horses“ zitieren Sie den tschechischen Schriftsteller Bohumil Hrabal (1914-1997), in „D&G“ den französischen Philosophen Gilles Deleuze, in „Grand Anse“ den Text des Liedes „I’m not done“ von Fever Ray… Welche Rolle spielen andere Kunstformen, wie die Musik und die Literatur, sowie die Philosophie in Ihrer eigenen Kunst? 

T. B: Eigentlich kann alles, was mir auffällt, mich beschäftigt oder berührt in die Arbeit mit einfließen: die Strophe eines Gedichts, ein Songtext, eine Beobachtung im Stadtraum (z.B. die gusseisernen Gebäudeschutz Vorrichtungen, die mir an Pariser Hausfassaden auffielen, was dann zu der Arbeit „Clôture“ führte), ein Ort, eine Biographie, wie die der von Sarah Winchester (1840 – 1922), die ein sehr eigentümliches Anwesen plante und realisieren ließ... Vielleicht hat mein Ansatz etwas Enzyklopädisches. 

K. D: Indonesien, Spanien, USA, Namibia… Seit dem Anfang Ihrer Karriere haben Sie die Gelegenheit gehabt, zahlreiche Aufenthalte und Arbeitsreisen ins Ausland zu realisieren. Welche Reise hat Sie und Ihre Kunst am meisten beeinflusst und warum?

T.B: Da gibt es keine Favoriten. Als ich das erste Mal weiter weg war zu einem Arbeitsaufenthalt, fiel es mir schwer, in relativ begrenzter Zeit und mit eingeschränkten Mitteln eine Arbeit zu realisieren. Es gibt Aufenthalte, da bin ich mit meinem künstlerischen output zufriedener, an anderen Orten ist kaum möglich vor Ort zu arbeiten. Man muss sich manchmal entscheiden: reist man rum oder bleibt an einem Ort und arbeitet. Manchmal geht ja auch beides, aber eben nicht immer. 


[1] Quelle: Website von Stadt im Regal http://www.stadtimregal.de/deutsch/sir/sir-about.html
[2] Siehe dazu http://www.bbk-kulturwerk.de/con/kulturwerk/front_content.php?idcat=93
[3] Wörtlich übersetzt: Allesschreiber, ein Gerät, das Bildhauer, so auch Arno Breker, verwendeten, um kleine Modelle oder Zeichnungen in größere Maßstäbe zu übertragen

Montag, 20. März 2017

Kreative Ferienworkshops im Kunsthaus Dahlem

Kunstpädagogische Angebote im Kunsthaus Dahlem 2017

mit Marian Fuchs & Laura C. Mang (www.beartofit.de)

Foto: be art of it 2017 // Laura C. Mang

Im letzten Winterferien-Workshop „beeinDRUCKend“ unter Leitung von Laura C. Mang und Marian Fuchs(www.beartofit.de)entstanden zahlreiche kreative Bildcollagen. Bei gemeinsamen Rundgängen durch die Ausstellungshalle im Kunsthaus Dahlem wurden „Lieblings“-Objekte zeichnerisch festgehalten. Es entstanden individuelle Zeichnungen der teilweise stark abstrahierten Skulpturen die anschließend in den Linolschnitt übertragen und farbig gedruckt wurden. Schließlich konnten die Kinder mit den gesammelten Ergebnissen auf einer eigenen Leinwand eine farbige Bild-Collage gestalten.

Foto: be art of it 2017 // Laura C. Mang


Der nächste Workshop MALERISCHER BRÜCKENSCHLAG. Abstrakte Figuren – Exotische Welten“ findet in den Osterferien statt. 
Gemeinsam wird ein Ausflug ins Kunsthaus Dahlem und das benachbarte Brücke-Museum unternommen. Dabei lassen sich die Kinder von abstrakten Figuren und expressiven Landschaftsmalereien inspirieren. Mit spielerischen Zeichenübungen legen sie vor den Originalen eine Skizzensammlung an, die dann an den weiteren Tagen zur Umsetzung eines Acryl-Gemäldes auf Leinwand dienen wird. 
Es wird farbenfroh und exotisch!

TERMIN:
Mo 10.04. - Mi 12.04. 2017
jeweils von 10.00 bis 14.00 Uhr(ab 7 Jahren)

VERANSTALTUNGSORT:
Nord-Grundschule Zehlendorf
Potsdamer Str. 7, Berlin 14163, Kunstraum in der 2. Etage
PREISE
Dauer: 3 Tage // insg. 12 Std.
35€ + 5€ Materialbeitrag // Eintritt frei
Das Angebot wird von der neuen Jugendkunstschule Steglitz-Zehlendorf (Yougend Kunst Campus) unterstützt.
ANMELDUNG & INFORMATION:
Leitung: be art of it, Laura C. Mang & Marian Fuchs
info@beartofit.de // +49 (0)176 / 231 039 


*** Marian Fuchs, Bildende Künstlerin & Laura C. Mang, Kunsthistorikerin und Kunstpädagogin, bieten neben Ferienworkshops auch Rundgänge für Schulklassen und Wochenend-Workshops im Kunsthaus Dahlem an.Informieren Sie sich gerne unter www.beartofit.de

Foto: be art of it 2017 // Laura C. Mang

Donnerstag, 9. Februar 2017

Mitten im Atelier - Ipoustéguy

In den Jahren 1971-72 wurde der große zentrale Raum des ehemaligen Atelierhauses am Käuzchensteig in acht kleinere Atelierräume unterteilt, um an KünstlerInnen vermietet zu werden. In unserer Reihe „Mitten im Atelier“ stellen wir einige dieser KünstlerInnen vor.


„Vergessen Sie nicht, dass Sie auf eigene Gefahr zum Bildhauer werden!“ – sagte der Kunstkritiker Daniel-Henry Kahnweiler zu Ipoustéguy, bevor dieser sich als einer der bedeutendsten europäischen Bildhauer seiner Zeit auszeichnete. Sein Werk umfasst 612 Skulpturen und ca. 3000 Zeichnungen und ist in vielen Ländern präsent, sei es im öffentlichen Raum oder in bekannten Museen. Jedoch wird sein Name in Studien über moderne Kunst kaum erwähnt und sein Werk oft unterschätzt – hier lesen Sie das Porträt eines spannenden Künstlers des letzten Jahrhunderts.

Ipoustéguy wurde 1920 in Dun-sur-Meuse (Frankreich) geboren. Im Gegensatz zu vielen damaligen Künstlern hat er keine Kunsthochschule, sondern ausschließlich 1938 die Abendkurse für Zeichen und Malerei von Robert Lesbounit besucht; danach hat er autodidaktisch gelernt und gearbeitet. Nach seinem Umzug 1949 ins neue Atelier von Choisy-le-Roi widmet er sich der Bildhauerei. Schnell findet er Zugang zur Künstlergruppe „Salon de Mai“ sowie in die Galerie Claude-Bernard, mit der er bis zum Anfang der 1980er Jahre zusammenarbeitet. Ab den 1960iger Jahren etabliert er sich als wichtiger Künstler der Nachkriegsmoderne: Er bekommt eine Reihe von öffentlichen Aufträgen, nimmt 1964 an Veranstaltungen wie der Documenta III oder der Biennale Venedig teil und wird in vielen Museen ausgestellt. Seine Arbeit wird u.a. durch den Bright-Preis 1964, den Grand Prix National des Arts 1977 und seine Mitgliedschaft in der Académie Française gewürdigt. 2001 wird das kulturelle Zentrum Ipoustéguy in Dun-sur-Meuse eröffnet, in dem sich viele seiner Werke befinden. 2003 kehrt er in seine Heimatstadt zurück und stirbt drei Jahre später in Doulcon (Frankreich).

Ipoustéguys Kunst ist keine dekorative, sondern eine komplexe, gewalttätige, gequälte Kunst. Um den Stil des Bildhauers besser zu erfassen, ist seine Reise nach Griechenland 1962 von zentraler Bedeutung: Ab diesem Zeitpunkt stellt er wieder den menschlichen Körper in den Mittelpunkt seines Werkes. Dadurch vernachlässigt er die abstrakte zugunsten einer surrealistischen Prägung, da er sich „wegen [seiner] Leidenschaft für Bilder“ (Ipoustéguy, Jahr unbekannt) mit dem Surrealismus eng verbunden fühlt. Durch die Darstellung von verletzten oder leblosen Körpern stellt der Bildhauer seinen eigenen Schmerz dar; sehr oft ist der Mensch seiner Umwelt bzw. der industrialisierten Gesellschaft untergeordnet und wird vom Künstler mechanisiert. Mit einer großen Vielfalt von Materialen geht der Bildhauer um. Indem er sog. „feste“ Materialen wie Metall dafür benutzt, die Textur von Papier oder gewisse Spannungslinien darzustellen, hinterfragt er die Ideen von Dauerhaftigkeit und Beständigkeit, die eine zentrale Rolle in seiner Kunst spielen. Themen wie Eros und Tod bilden auch einen Schwerpunkt seiner Arbeit.

Ipoustéguys Werk behandelt Fragen, die alle Menschen beschäftigen: Durch seine Monumentalität beruft es sich auf alte Traditionen und Mythen, ist aber auch ein „Appell an das Bewusstsein, die Widersprüche, die Sorgen und die Fehler des modernen Menschen„ (Ipoustéguy, Jahr unbekannt). Skulpturen wie L’homme (1963), Le mangeur de gardiens (1970), Der Mensch baut seine Stadt vom ICC-Platz in Berlin (1979), die vier Statuen des Louis-Pradel-Platzes in Lyon (1982) oder A la santé de la révolution (1999) erweisen sich hierbei als exemplarisch. 

Donnerstag, 19. Januar 2017

"Bespielbare Skulptur" und die Camaro-Stiftung

Seit dem 13. Januar ist unsere Ausstellung „Bespielbare Skulptur - Das Bühnenbild für Faust II von Alexander Camaro und Bernhard Heiliger“ auf der Galerie des Kunsthauses zu sehen. Dies ist die perfekte Gelegenheit, Ihnen Alexander Camaro und die Camaro-Stiftung als unseren Kooperationspartner vorzustellen!


Sehr früh steht der 1901 geborene Camaro in Verbindung mit Kunst: Nach seiner Ausbildung in Akrobatik und Artistik, seinem Studium der Malerei und seiner Ausbildung im freien Tanz, engagiert er sich ab 1931 als Solotänzer, Ballettmeister, Kabarettist und Leiter einer Tanzgruppe. Nach dem Krieg kehrt er nach Berlin zurück und fängt eine sehr produktive malerische Phase an: 1946 bekommt er seine erste Einzelausstellung in der Galerie Rosen und nimmt den Künstlernamen Camaro an. 1949 ist er Mitbegründer des surrealistisch geprägten Künstlerkabaretts „Die Badewanne“, wo er als Maler, Tänzer und Pantomimekünstler tätig ist; er nimmt auch an der Künstlergruppe „Prolog“ teil. Nach seiner Heirat mit Renata Gentner 1966 bezieht er 1971 ein Atelierhaus in Kampel, wo sie neben ihrem Sitz in Berlin arbeiten. 1992 stirbt er in der Hauptstadt. Die Qualität seiner Arbeit wurde durch Auszeichnungen, seine Professorstelle in Berlin und seine Mitgliedschaft an der Akademie der Künste gewürdigt.

Kein Wunder, dass Camaro seine Laufbahn als Hochseilsartist begonnen hat: Seine ganze Karriere ist durch einen permanenten Hochseiltanz zwischen unterschiedlichen Kunstformen gekennzeichnet. Als Solotänzer tritt er zum ersten Mal 1930 in Wigmans Choreographie des „Totenmals“ von Talhoff auf und ist bis 1944 an vielen Tanzaufführungen in Deutschland und im Ausland beteiligt. Als Maler wird er zunächst von dem Expressionismus seines Lehrers Otto Mueller beeinflusst. Seine bevorzugten Themen sind mit seinem eigenen Leben verbunden: Theater, Zirkus und deren Artisten, Frau oder Natur. Mit der Zeit widmet er sich sowohl der Figuration, wie beim Bilderzyklus „Dem Hölzernen Theater“ 1945/46, als auch der Abstraktion, wie in seinen „Instrumentenbildern“ der 1960erJahre. Als Regisseur drehte er eine Reihe von experimentellen surrealistisch geprägten Filmen. Als Schriftsteller hinterließ er zahlreiche poetische Texte aus Tage- und Notizbüchern.

Kurz vor ihrem Tod 2009 gründete Renata Camaro die Camaro-Stiftung. Diese hat seit 2011 ihren Sitz in einem historischen Gebäude an der Potsdamerstrasse, das 1893 im Auftrag des Vereines Berliner Künstlerinnen und Kunstfreundinnen und des Viktoria-Lyceums erbaut wurde. Ziel der Stiftung ist es, das künstlerische Erbe des Künstlerpaars zu bewahren und deren Werk in die Öffentlichkeit zu tragen. Sie bemüht sich auch darum, zeitgenössische Kunstprojekte in vielen Bereichen zu fördern. Mehr über Ausstellungen und Camaros Werk erfahren Sie unter: http://www.camaro-stiftung.de/

Im Kunsthaus Dahlem zeigt die neue Ausstellung Lithographien von Camaro und Heiliger, die 1966 anlässlich ihrer Zusammenarbeit mit dem Regisseur Ernst Schröder für die Inszenierung von Faust II im Schillertheater entstanden sind. Camaro, der die Kostüme entwarf, zeichnete sich durch seine Modernität und seinen Antikonformismus aus: Bei der Aufführung ließ er Engel grotesk vermummt auf die Bühne treten, Mephisto in Blue Jeans das gewohnte Bild brechen – und wurde deswegen von der damaligen Kritik belohnt.

Dauer der Ausstellung: bis 27. März 2017
Öffnungszeiten: täglich außer Dienstag, 11-17h

Auf Ihren Besuch freuen wir uns schon!

Donnerstag, 12. Januar 2017

Die nächsten Veranstaltungen des Kunsthauses

Mit der Finissage der Interventionen-Reihe am 7. Januar hat schon das Jahr 2017 für uns sehr schnell angefangen – aber was erwartet Sie in den nächsten Wochen? Hier eine kleine Vorstellung unserer kommenden Veranstaltungen!

Mit vier neuen Ausstellungen wird 2017 ein großartiges Jahr für das Kunsthaus Dahlem sein. Am 13. Januar Beginnt unsere Ausstellung „Bespielbare Skulptur - Das Bühnenbild für Faust II von Alexander Camaro und Bernhard Heiliger“ . Hierbei werden Lithographien von Bernhard Heiliger und Alexander Camaro vorgestellt. Diese sind 1966 anlässlich ihrer Zusammenarbeit mit dem Regisseur Ernst Schröder für die Inszenierung von Faust II im Schillertheater entstanden. Schon jetzt hat die Berliner Zeitung die Ausstellung als Tagestip aufgenommen. Von April bis Juni werden wir dann auf der Galerie Werke von Fritz Kühn ausstellen. Danach kommt unsere größte Ausstellung des Jahres „Alte/Neue Heimat“, die sich dem Werk von emigrierten und rückkehrenden Künstlern bzw. Künstlerinnen widmet und von Juni bis September zu sehen sein wird. Für den Umbau wird das Haus vom 17. bis 29 Juni geschlossen sein. Zur Eröffnung ist dann hoffentlich auch endlich unser Cafe fertig. Schließlich wird von September bis Dezember unsere Ausstellung „Achim Freyer und seine Zeitgenossen“ das Jahr 2017 beenden.

Im Jahr 2017 geht es mit den Kunst-Workshops des Kunsthauses weiter. Es fängt mit den Wochenendeworkshops am Samstag, den 28. Januar und den 25. Februar von 11 bis 13Uhr an. Nach einem Rundgang durch die Dauerausstellung „Porträt Berlin. -Künstlerische Positionen der Berliner Nachkriegsmoderne 1945-1955“ können die Teilnehmer ihre eigene Kunstwerke schaffen – also eine tolle gemeinsame Aktivität für Kinder, Jugendlichen und Erwachsenen.  Vom 30. Januar bis zum 1. Februar , jeweils von 10 bis 14h, findet aber auch unser großer Workshop „beeinDRUCKend! Kreative Bildcollagen auf Leinwand“ statt. Es geht hier um ein ganz originelles Prinzip: Bei gemeinsamen Rundgängen durch die Ausstellungshalle im Kunsthaus Dahlem werden „Lieblings“-Objekte zeichnerisch festgehalten. Diese Zeichnungen werden dann in den Linolschnitt übertragen und farbig gedruckt, bevor die teilnehmenden Kinder mit den gesammelten Ergebnissen auf einer eigenen Leinwand eine farbige Bild-Collage gestalten.

Auf dem Programm des Kunsthauses steht schließlich eine Reihe von interessanten Vorträgen über die Kunst der Nachkriegsmoderne. Am Mittwoch, den 11. Januar um 19h hat Frau Dr. Dorothea Schöne, die Künstlerische Leitung des Kunsthauses, ihre Dissertation „Freie Künstler in einer freien Stadt“ in der Hegenbarth-Sammlung vorgestellt. Am Montag, den 06. Februar um 19h30 hält sie im Rahmen der Ausstellung „Henry Moore. Impuls für Europa“ im LWL-Museum für Kunst und Kultur in Münster einen Vortrag über „Kunstförderung als Demokratieförderung“. Sie widmet sich hier dem Thema der kultur- und kunstförderungspolitischen Situation nach dem 2. Weltkrieg im Lichte der politischen Blockbildung und der Besatzungsmächte. Vor ihrem Vortrag bietet Frau Schöne gemeinsam mit der Kuratorin Frau Dr. Prisig-Marshall eine Führung durch die Ausstellung  an. Und schließlich lädt Sie die Bernhard-Heiliger-Stiftung am Dienstag, den 14. Februar um 19h zum Vortrag von Prof. Dr. Wolfgang Ruppert „In der Macht des Zeitgeistes? Arno Breker und Bernhard Heiliger“ herzlich ein.


Mehr Infos finden Sie auf der Website des Kunsthauses Dahlem. Wir freuen uns schon auf Ihren Besuch!

Donnerstag, 5. Januar 2017

Interventionen - Wenn das Kunsthaus zum Ort des Schaffens wird

Ein frohes und gesundes neues Jahr wünscht Ihnen das Kunsthaus Dahlem! Bei uns fängt schon das Jahr 2017 dynamisch an: Am 7. Januar findet die Finissage der Interventionen von Kunststudenten aus Dresden statt. Wie bei der Tanzaufführung Morphing Lines im November-Dezember sind die Interventionen ein sehr gutes Beispiel dafür, dass das Kunsthaus sich nicht ausschließlich als Ausstellungsraum, sondern auch als Raum des künstlerischen Schaffens versteht. Weitere Details zu diesem tollen künstlerischen Projekt finden Sie hier! 


Franziska Stolzenau (*1986 in Weimar), Block, (20204144, 2016 / Performance

Die Interventionen stützen sich auf eine Partnerschaft zwischen dem Kunsthaus Dahlem und achtzehn Studenten der Hochschule für Bildende Künste Dresden, die bei Prof. Ralph Kerbach und Prof. Christian Sery studieren. Aufgabe der ausgewählten Künstler bzw. Künstlerinnen war es, sich mit der bewegten Geschichte des Ortes oder mit Werken der Dauerausstellung zu beschäftigen, um dies als Inspiration eines für das Kunsthaus geschaffenen Werkes zu nutzen. Ab dem 28. August wurden dann die Werke nacheinander und an verschiedenen Orten des Kunsthauses ausgestellt. Durch diesen ständigen Wechsel entstand ein dynamischer Dialog zwischen Kunst und dem Kunsthaus, der durch eine große Vielfalt von Werken bereichert wurde. 


Da die Dresdner Studenten keineswegs dazu verpflichtet waren, sich in einem bestimmten Material oder einer bestimmten Form auszudrücken, zeigen die Werke ganz deutlich, wie die persönliche Wahrnehmung und Bildung auf ganz unterschiedliche Weise das eigene Schaffen bestimmt. Einige Kunstschaffende haben sich für Malerei, Film oder Fotografie entschieden, während andere sich der Bildhauerei, der Performance oder der Umsetzung von Installationen gewidmet haben. Themen wie unsere Beziehung zu der Kunst und ihren verschiedenen Formen, unser Verhältnis zur Zeit und zur Geschichte sowie die Auseinandersetzung mit der Kunst des 20. Jh. sind dadurch erwähnt worden. 

Die vier letzten Künstler, die noch bis zum 8. Januar im Kunsthaus ausgestellt sind, spiegeln sehr gut diese inhaltliche und formale Vielfalt wider: Während Shengjie Zongs Gemälde die „Symbolhaftigkeit“ von Werken behandeln, stellt Janina Stach mit ihren Fotografien die Frage des Urheberrechts und des Erinnerns. Die Installation von Jessica Ostrowicz behandelt das Thema der Tradition, Michael Broschmann wiederum hinterfragt durch seine Skulptur die Beziehung zwischen Materiellem und Immateriellem. Die Singularität jedes Stückes bietet also dem Besucher bzw. der Besucherin eine neue Reflexion über das Haus und seine historische Wirkung. 

Wir laden Sie sehr herzlich zur Finissage der Interventionen am 7. Januar um 18Uhr ein. Matthias Flüge, der Rektor der Hochschule für Bildende Kunst Dresden, wird das Grußwort halten. Das kann natürlich auch eine Gelegenheit sein, sich die Werke der vier oben genannten Künstler vor dem Ende der Interventionen anzuschauen!